A r p e n t e u s e d' E t o i l e s
une arpenteuse d'etoiles, de territoires, Photographier pour moi c'est voir beaucoup plus que l'oeil est capable d'appréhender, c'est convoiter toujours d'avantage ce qu'il est possible de saisir. C'est faire dans ce qui est l'experience de ce qui n'y est pas. c'est provoquer l'imaginaire. vivre n'a pas d'autres sens que ça ...... un coeur que peuvent satisfaire lieu et temps ne connait rien vraiment de son immensité de lus vous n'aurez aucun mal à saisir que j'aime l'ombre portée des choses, elle invite l'oeil à se parfaire, l'oreille à se tendre, le rêve à se laisser aller, tel des bateaux partis dans des pays de legendes où branches, couleurs, ombres ont des doigts de solitude partagée

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Patience chaque jour, et chaque jour davantage.
Patience pour délier lentement le chaos des souffrances enchevêtrées dans la mémoire
et celui des
terreurs noués au profond des entrailles.
Patience pour exhausser, hors du coeur embourbé dans de vieilles blessures d'amours trahis, dans des relents de haine et de vengeance inassouvie, le frêle sourire du pardon.
Patience pour parvenir au-delà de soi-même, --désert traversé par des amours nomades, brûlé de mille hontes, angoisses et douleurs, parfois ébloui de fugaces mirages qui sitôt dissipés attisent la soif et la blessure, et sifflent de colère.
Patience immense et folle presque, pour consentir à vivre avec soi-même en déposant les armes, pour consentir à n'être que soi-même, -- désert arasé par le vent de la grâce. .....

S Germain. L'enfant Meduse

 

Lucie Daubigné, bientôt quadragénaire, et la petite Lucie contemplent toutes les deux la même image, et leur double regard tout doucement s'éclaire à la lueur jaune paille qui sourd du flanc de la colline où les bergers reposent.
C'est une paix profonde qui monte de l'image, et console l'enfant demeurée si longtemps dans l'ombre de la femme. c'est une joie légère, légère et transparente qui tinte dans l'image, et délivre la femme de la petite fille jusqu'alors demeurée sa pénombre et sa chaîne.
C'est une paix si tendre qui s'éploie dans le coeur de Lucie, comme un iris des marais à la saison de déhiscence.
Car, cette image, cette lueur, étaient depuis longtemps en germe dans son coeur, avaient mûri dans l'ombre et le silence; l'éclosion est tout autant étonnement qu'évidence.
C'est la floraison d'une longue patience. ...........

S Germain. L'enfant Meduse

Il faut être patience immense de mémoire détracée pour accueillir la surprise que réserve l’Autre. II faut se croire attendu là, entendre les pas qui approchent,

Il faut être nomade de la pensée pour comprendre le bruit du silence et avoir

l'innocence du laisser être… merci de l'être.


Publié à 11:19, le 4/02/2008,
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